Coup de tonnerre à Valdebebas : Xabi Alonso n’est plus l’entraîneur du Real Madrid. Après seulement sept mois à la tête de l’équipe première, le club madrilène a annoncé ce lundi qu’un accord amiable mettait fin à la collaboration avec l’ancien milieu de terrain. Álvaro Arbeloa, son ancien coéquipier en sélection et au club, prend immédiatement les rênes de l’équipe.
La décision survient dans la foulée de la défaite 3-2 contre Barcelone en finale de la Supercopa de España à Djeddah, un revers qui a été la goutte d’eau finale après une série de résultats en dents de scie. Malgré un début de saison enthousiasmant, la trajectoire du club s’est assombrie ces dernières semaines, plaçant Alonso sous une pression croissante.
Un départ encadré par un communiqué clair
Dans son communiqué officiel, le Real Madrid a tenu à saluer l’apport d’Alonso et à rappeler son statut de légende du club. « Real Madrid CF annonce que, d’un commun accord entre le club et Xabi Alonso, il a été décidé de mettre fin à sa période à la tête de l’équipe première », pouvait-on y lire. Le ton était respectueux, reconnaissant le travail fourni par l’entraîneur et son staff, et affirmant que le club restera toujours la maison d’Alonso.
Le club n’a pas précisé la durée du contrat signé par Arbeloa, mais a indiqué que ce dernier, en poste à la tête du Castilla depuis juin 2025, connaissait parfaitement l’environnement madrilène après avoir fait toute sa carrière d’entraîneur dans la cantera depuis 2020.
Retour sur sept mois riches et contrastés
Arrivé en juin sur un contrat de trois ans et porté par la lumière de ses succès récents à Leverkusen (un doublé national et une finale d’Europa League en 2023/24), Xabi Alonso débarquait avec un capital de confiance élevé. Son Real a démarré la saison par une série très positive : quasiment toutes les rencontres gagnées, un style de jeu séduisant et une impression de maîtrise.
Cependant, comme souvent dans les grands clubs où l’exigence est maximale, un ou deux mauvais résultats ont suffi à provoquer une remise en question. Le premier signal d’alarme fut la défaite 5-2 lors du derby face à l’Atlético Madrid. Puis est venue la lourde défaite 1-0 en Ligue des Champions à Liverpool début novembre, suivie d’une période plus délicate : huit matches avec seulement deux succès, deux revers à domicile (2-0 face à Celta Vigo en Liga et 2-1 face à Manchester City en C1) et des interrogations grandissantes sur la gestion des matchs importants.
Malgré une réaction du groupe — cinq victoires consécutives après cette passe difficile — la défaite en Supercopa a scellé le destin d’Alonso. Dans le contexte d’un duel serré en tête de LaLiga (le Real restant cependant à portée de Barcelone), la direction a finalement choisi de privilégier un changement rapide pour tenter de relancer la dynamique.
Álvaro Arbeloa : un choix de la continuité et du lien avec le club
Le choix d’Álvaro Arbeloa comme successeur ne relève pas du hasard. Ancien latéral droit du Real durant sept saisons entre 2009 et 2016, Arbeloa connaît le club sur le bout des doigts. Sa carrière de joueur l’a vu remporter deux Ligues des Champions et un titre de champion d’Espagne, des références qui parlent encore aux supporters et aux joueurs. Depuis 2020, il a gravi les échelons de l’académie madrilène et a pris en juin 2025 la direction du Castilla.
Sa nomination traduit une volonté claire de Florentino Pérez et du conseil sportif : stabiliser le navire en s’appuyant sur un homme issu du club, qui connaît la structure, les jeunes pousses et la culture madrilène. Sa première mission immédiate sera de préparer le déplacement en Copa del Rey à Albacete, match qui interviendra dès mercredi.
Conséquences sportives et atmosphère interne
Sur le plan sportif, ce changement d’entraîneur intervient à un moment décisif de la saison. Le Real reste compétitif sur plusieurs tableaux — championnat, coupes nationales et Ligue des Champions — mais l’instabilité récente a créé des doutes quant à la capacité du groupe à tenir la distance face à Barcelone et aux autres prétendants. Arbeloa devra non seulement inculquer ses principes en un temps record, mais aussi gérer l’aspect mental d’une équipe habituée à la pression extrême.
En interne, selon les informations remontées, Alonso bénéficiait encore d’un soutien dans certains services du club, notamment pour son projet de jeu et sa vision à moyen terme. Pourtant, l’exigence du haut niveau madrilène et l’impératif de résultats ont pris le pas sur toute autre considération. Le message envoyé est clair : au Real, la patience a ses limites si les résultats ne suivent pas.
Réactions et perspectives
Pour moi, passionné qui suit tous les championnats et toutes les nouvelles du foot, ce mouvement illustre une nouvelle fois la brutalité du métier d’entraîneur au plus haut niveau : même un nom aussi respecté qu’Alonso peut voir sa trajectoire stoppée rapidement si le rendement collectif n’est pas jugé suffisant. Reste à voir si Arbeloa saura rallier l’équipe autour d’un schéma capable de remettre le Real sur la trajectoire espérée — mais une chose est sûre, l’ambition du club ne souffrira d’aucun relâchement.

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