18 janvier 2026

Raspadori à l’Atalanta : le transfert choc à 23 M€ qui peut relancer la carrière de l’attaquant italien

Le mercato hivernal 2026 réserve parfois des surprises qui font vibrer les tribunes et les timelines. L’une d’entre elles vient de se concrétiser : Giacomo Raspadori revient en Serie A et pose ses valises à Bergame, sous le maillot de l’Atalanta, pour relancer une carrière qui avait pris un tournant délicat à Madrid.

Âgé de 25 ans, l’attaquant italien signe un contrat de quatre ans et demi avec l’Atalanta après que les deux clubs se soient mis d’accord sur une indemnité d’environ 23 millions d’euros (20 millions de livres). Ce transfert signifie un retour rapide en Italie pour un joueur qui, depuis son départ de Naples pour l’Atlético l’été précédent, n’a jamais réellement trouvé sa place dans l’effectif de Diego Simeone.

Un passage discret à l’Atlético

Le séjour de Raspadori en Liga a été marqué par un manque de temps de jeu et des opportunités rares. En championnat, il n’a démarré qu’une seule rencontre et totalise seulement 226 minutes réparties sur 12 apparitions. La concurrence était féroce : Julián Álvarez, Alexander Sørloth et Antoine Griezmann figuraient devant lui dans la hiérarchie offensive, limitant fortement ses chances de s’exprimer. Son seul but pour les Colchoneros est intervenu en Ligue des Champions, contre Francfort fin septembre — une éclaircie isolée dans une campagne autrement terne.

Un coup pour l’Atalanta

Le club bergamasque présente ce recrutement comme sa septième signature permanente de la saison 2025/26 et a confié à Raspadori le numéro 18. À la manière d’une équipe ambitieuse mais raisonnée, l’Atalanta a su profiter d’une fenêtre d’opportunité pour attirer un joueur encore jeune, possédant déjà une solide expérience en Serie A et au niveau international.

Pourquoi ce choix séduit

  • Polyvalence offensive : Raspadori est capable d’évoluer en pointe comme en soutien, apportant mobilité et technique dans les surfaces.
  • Expérience italienne : formé à Sassuolo, il connaît le championnat et a déjà fait ses preuves au Napoli, où il a inscrit 18 buts en 109 apparitions.
  • Profil complémentaire : à Bergame, il retrouvera un collectif structuré et un entraîneur à qui il faudra peu de temps pour s’adapter tactiquement, ce qui peut relancer sa carrière.
  • La concurrence sur le dossier et les réactions

    Le transfert de Raspadori n’a pas été une formalité exclusive à l’Atalanta : Napoli était sur les rangs, tout comme la Lazio et la Roma, ces dernières semblant même mener la course jusqu’à peu avant la finalisation du dossier. Du côté de la Roma, la direction a pointé une certaine réticence du joueur à envisager autre chose qu’un transfert définitif plutôt qu’un prêt. Claudio Ranieri a expliqué qu’ils avaient finalement renoncé lorsqu’ils ont perçu que Raspadori n’était pas disposé à discuter.

    La réaction du président de la Lazio, Claudio Lotito, a été moins diplomatique : « Qui est Raspadori ? Ce n’est pas comme s’il était Maradona », lança-t-il, cherchant manifestement à minimiser l’impact du départ manqué. Des sorties qui ne changent rien à l’essentiel : l’attaquant pose ses valises à Bergame et aura sa chance de prouver sa valeur.

    Un duo italien possible

    Pour Atalanta, l’arrivée de Raspadori donne des options intéressantes en attaque. Il pourrait renouer une complicité nationale en formant un duo offensif avec Gianluca Scamacca, son compatriote avec qui il avait déjà collaboré à l’époque de Sassuolo. Leur entente pourrait rappeler à certains les belles associations italiennes : un attaquant mobile et technique associé à un point d’appui puissant et physique.

    Les mots du coach

    Raffaele Palladino, l’entraîneur de l’Atalanta, n’a pas caché sa satisfaction : il décrit Raspadori comme « un joueur fort qui complète l’attaque » et estime que sa venue a rehaussé le niveau offensif de l’équipe. Selon lui, l’Atalanta dispose désormais d’une profondeur de banc notable, avec des options telles que Lazar Samardžić, Charles De Ketelaere, Daniel Maldini, Ademola Lookman ou Nikola Krstović. Un message clair : la concurrence interne va pousser chacun à se surpasser à l’entraînement pour saisir sa chance.

    Le parcours de Raspadori

    Giacomo a fait ses débuts professionnels à Sassuolo en 2019 après être passé par leur académie. Sa trajectoire l’a ensuite conduit à Naples, d’abord prêté puis transféré définitivement, où il a accumulé de l’expérience et des statistiques intéressantes avant son départ pour Madrid. International italien à 45 reprises, il a inscrit 11 buts pour les Azzurri et fait partie de l’effectif vainqueur de l’Euro 2020 — des références qui montrent qu’il n’est pas un joueur ordinaire et qu’il possède des qualités reconnues au plus haut niveau.

    À Bergame, l’attente est claire : remettre Raspadori au centre d’un projet collectif où ses qualités pourront s’exprimer plus régulièrement. Pour un passionné comme moi qui suit chaque mouvement des championnats, ce transfert a tout d’une belle promesse — et il faudra suivre de près ses premières semaines sous le soleil lombard pour savoir si ce pari se transforme en succès.