La nouvelle est tombée comme un coup de tonnerre : Eintracht Francfort a décidé de se séparer de Dino Toppmöller après le nul 3-3 concédé contre Werder Brême. Pour un club ambitieux comme Francfort, qui vise une place européenne, cette décision intervient au moment le plus délicat de la saison. À la suite de ce départ, un nom circule avec insistance pour lui succéder : Marco Rose. Mais faire venir l’ancien entraîneur du RB Leipzig ne sera pas gratuit, et les implications financières commencent déjà à peser sur les choix du club.
Un bilan sportif qui a pesé
Dino Toppmöller quitte son poste dans un contexte compliqué : Eintracht pointe à la 7e place de Bundesliga, à six points d’une qualification directe pour la Ligue des Champions, et l’équipe a encaissé 39 buts en 18 matchs — l’un des pires bilans défensifs du championnat. À ce niveau, les attentes sont élevées et la direction a visiblement estimé qu’un changement s’imposait pour relancer la dynamique.
Marco Rose, une option séduisante mais coûteuse
Marco Rose apparaît comme le favori pour reprendre les rênes. À 49 ans, il possède une expérience solide en Bundesliga : titre de coupe avec Leipzig, qualification en C1 et une réputation de coach capable d’imposer un jeu offensif structuré. Toutefois, son contrat actuel au RB Leipzig, prolongé à l’été 2024, complique sérieusement l’opération. Les estimations indiquent que Francfort devrait s’acquitter d’un montant proche de 1 million d’euros pour rompre le contrat avec Leipzig si un départ anticipé était acté.
Le coût réel : indemnités et salaires restants
Au-delà de l’indemnité de départ, il faut aussi considérer le salaire que Rose perçoit encore à Leipzig. Sa prolongation en 2024 serait équivalente à environ 4,5 millions d’euros par an, ce qui laisse supposer qu’il aurait encore environ 2 millions d’euros dus jusqu’à la fin de son contrat. Autrement dit, pour attirer Rose maintenant, Francfort pourrait devoir absorber une somme à sept chiffres, qui regroupe indemnité et salaires restants — une charge non négligeable pour les finances du club.
Un profil qui plaît mais plusieurs prétendants existent
Rose n’est cependant pas le seul nom évoqué pour remplacer Toppmöller. Le dossier s’annonçait déjà ouvert : Edin Terzic (ancien entraîneur de Dortmund), Roger Schmidt (expériences au Bayer Leverkusen, PSV, Benfica) et Xabi Alonso (libéré récemment du Real Madrid) figurent parmi les alternatives. Chacun propose un profil différent : Terzic allie connaissance du football allemand et gestion de vestiaire, Schmidt est un tacticien offensif reconnu, et Alonso, malgré sa récente séparation de Madrid, incarne une vision moderne et ambitieuse.
La position de Marco Rose sur son avenir
Marco Rose lui-même a adopté une posture prudente ces derniers mois. Interrogé l’automne précédent, il a affirmé vouloir revenir rapidement au banc mais sans précipitation : “Je veux revenir, mais ça n’a pas à être aujourd’hui ou demain. Il faut que ce soit le bon projet.” Cette déclaration traduit une exigence de sélection : Rose veut un club offrant un projet clair et des conditions propices pour réussir, et Francfort, avec son historique de jeu offensif et son objectif de rester européen, pourrait correspondre à ces critères.
Intérim et organisation interne
En attendant la nomination officielle d’un successeur, Eintracht a choisi une solution interne : Dennis Schmitt, l’entraîneur des U21, prendra la première équipe en charge pour les prochaines rencontres européennes, assisté d’Alexander Meier (U19) et de Jan Fiesser, l’adjoint de Toppmöller. Markus Krösche, le directeur sportif, a été clair : Schmitt restera en poste “jusqu’à nouvel ordre” le temps de finaliser la décision. Cette mise en valeur interne souligne aussi la possibilité, pour Francfort, de privilégier une transition sans précipitation.
Les objectifs annoncés par la direction
Markus Krösche n’a pas caché les ambitions du club : Francfort veut rester compétitif en Europe et cherche un coach qui impose un football offensif, audacieux, tout en sachant développer les jeunes joueurs. Ces critères orienteront le choix final, même si l’aspect financier risque de restreindre certaines options. Le club espère boucler le dossier avant la réception de Hoffenheim, montrant la volonté d’éviter une longue période d’incertitude.
Implications sportives et financières
Le choix de l’entraîneur aura des conséquences directes sur le marché des transferts, la gestion des jeunes talents (comme la cession récente d’Elye Wahi en prêt) et la stratégie à moyen terme. Recruter un profil établi comme Rose nécessiterait un engagement financier fort mais apporterait une expertise immédiate. À l’inverse, opter pour une solution plus “locale” ou moins onéreuse pourrait offrir davantage de stabilité budgétaire mais moins de garantie sportive immédiate.

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