Álvaro Arbeloa débarque au Real : entre défi et détermination
Promu au poste d’entraîneur principal du Real Madrid après le départ mouvementé de Xabi Alonso, Álvaro Arbeloa sait que la tâche qui l’attend est de taille. À 42 ans, l’ancien international espagnol passe d’un rôle à la Castilla à la direction première de l’un des plus grands clubs du monde. Et il n’a jamais caché qu’il connaissait parfaitement l’ampleur des attentes : à Madrid, seule la victoire compte.
Un héritage lourd à porter
Arbeloa rejoint un club aux 120 ans d’histoire, où la reconnaissance se mérite et où le palmarès impose un standard extrêmement élevé. Anciennement joueur du centre de formation, puis professionnel passé par Deportivo La Corogne, Liverpool et le Real, il a remporté La Liga, deux C1 et le Mondial des clubs — autant d’expériences qu’il évoque pour rappeler qu’il sait « où il se trouve ». Ce bagage lui confère une légitimité auprès des joueurs, mais il sait aussi que le moindre faux pas est scruté.
Remplacer Xabi Alonso après une trajectoire compliquée
Le départ de Xabi Alonso, intervenu sept mois seulement après son arrivée en provenance du Bayer Leverkusen, s’est accéléré après la défaite en Supercopa face au Barça et une série de résultats en dents de scie. Alonso avait laissé l’équipe quatrième du championnat, avec des perspectives encore favorables en C1 et une place en course en Copa del Rey — des éléments qui montrent que le chantier n’était pas perdu. Toutefois, des tensions internes, notamment avec Vinícius Júnior et des expressions publiques de mécontentement de certains cadres, ont joué un rôle déterminant dans la fin de son mandat.
Gérer un vestiaire d’égos : Arbeloa affiche la confiance
Interrogé sur la lourdeur potentielle d’un vestiaire composé de grandes stars et d’égo parfois mal canalisés, Arbeloa minimise les risques. Pour lui, la qualité humaine du groupe prime : « Ce sont tous de très bons gars », affirme-t-il, convaincu que personne n’est plus désireux de victoire que les joueurs eux-mêmes. Son rôle sera d’exploiter cette ambition collective, en rappelant les valeurs du club et en cultivant le plaisir de jouer, qu’il présente comme essentiel pour remettre l’équipe sur la bonne trajectoire.
Une première impression positive et un nouveau départ
Le coach souligne l’enthousiasme montré par le groupe depuis sa prise de fonctions. Chaque rencontre est l’occasion de repartir à zéro et, à ses yeux, le match contre Albacete en Copa del Rey marque le début d’une nouvelle ère où tout le monde est attendu au même niveau d’exigence. Arbeloa mise sur ce reset psychologique pour instaurer une dynamique positive et regagner la confiance des socios et des observateurs.
La question de la durée du mandat
Alors que des rumeurs circulent quant au fait que le président Florentino Pérez pourrait viser un grand nom — Jürgen Klopp est cité parmi les candidats potentiels pour un poste à plus long terme — Arbeloa reste prudent. Il refuse de se positionner sur un statut intérimaire ou permanent et affirme : « Je serai ici jusqu’à ce que le Real Madrid me dise de partir. » Ce discours traduit à la fois loyauté et humilité, deux qualités nécessaires pour tenir dans la tempête médiatique qui accompagne le banc madrilène.
Un management fondé sur l’expérience partagée
Arbeloa insiste également sur la proximité avec son prédécesseur : il a parlé à Xabi Alonso après la décision de séparation, mais respecte la confidentialité de leurs échanges. Leur amitié et leur passé commun apportent une dimension humaine bienvenue dans un contexte souvent politique. Arbeloa veut s’appuyer sur cette relation pour assurer une transition la plus apaisée possible, sans stigmatiser ni rompre définitivement avec les idées mises en place précédemment.
Les attentes : revenir au sommet avec méthode
Le défi pour Arbeloa sera d’allier exigence et sérénité, de traduire la fierté du club en performances régulières et de remettre l’accent sur la victoire comme critère ultime. Avec un effectif riche en talents et des joueurs qui se montrent demandeurs, il dispose des éléments humains nécessaires. Reste à voir comment il saura transformer cette matière première en succès immédiats, tout en préparant le terrain pour une éventuelle stabilité sportive sur le long terme.

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