14 janvier 2026

Ces clubs de Premier League saignés par les blessures cette saison — le n°1 va vous étonner !

Les blessures qui pèsent : quels clubs de Premier League ont le plus souffert cette saison ?

Dans une saison où chaque match compte, les blessures peuvent faire basculer des ambitions et redistribuer les cartes du classement. En analysant le total des jours d’absence cumulés cette saison, on peut sortir du discours émotionnel des supporters et identifier objectivement qui a été le plus touché — et à quel point cela a vraiment influencé les performances. En tant que passionné qui suit tous les championnats, je vous livre un état des lieux clair et concret.

Les clubs épargnés : stabilité et continuité

À l’autre bout du spectre, quelques équipes ont bénéficié d’une relative continuité physique. Fulham se révèle exemplaire avec seulement 318 jours manqués sur la saison : cette stabilité a permis à Marco Silva d’aligner des schémas cohérents et d’obtenir des résultats probants. West Ham (371 jours), Leeds (410) et Manchester United (418) suivent de près. Pour United, malgré une saison contrastée, l’absence massive de blessures reste un élément positif — avec Bruno Fernandes disponible et une rotation maîtrisée, le club ne peut pas se plaindre sur ce volet précis.

Milieu de tableau : des clubs touchés mais gérables

Un groupe de clubs se situe dans une zone intermédiaire où les blessures ont été présentes mais pas forcément décisives. Bournemouth (472 jours), Brentford (522) et Aston Villa (522) forment ce noyau. Brentford voit son total menacé d’augmentation après la grave blessure de Fabio Carvalho, tandis qu’Aston Villa, malgré ses engagements européens, affiche un chiffre raisonnable grâce à une rotation intelligente. Manchester City affiche 598 jours manqués, dont des absences importantes au milieu (Rodri) et sur les ailes (Doku) — deux retours récents qui offrent de l’oxygène à Pep Guardiola.

Les clubs réellement handicapés par les blessures

La réalité devient plus inquiétante quand on monte dans le classement des jours perdus. Brighton (707 jours) a notamment souffert de l’absence de Kaoru Mitoma, dont le retour a clairement ravivé l’impact offensif. Nottingham Forest (644) a pâti de l’absence de Chris Wood, et Newcastle (646) commence à respirer mieux avec le retour de Yoane Wissa. Burnley (671) et Sunderland (701) se situent plus haut que prévu — Sunderland, en particulier, se distingue par sa capacité à surperformer malgré un turnover forcé par les blessures.

Le podium sombre : Tottenham, Crystal Palace et Chelsea

Les chiffres les plus alarmants concernent Tottenham, Crystal Palace et Chelsea. Tottenham culmine à 959 jours manqués — un total astronomique qui explique en partie la lente dégradation de leurs prestations. James Maddison et Dejan Kulusevski, absents une grande partie de la saison, ainsi que Dominic Solanke qui n’est revenu qu’à l’issue de sa blessure, ont privé les Spurs de leur créativité et de leur puissance offensive.

Crystal Palace, souvent sous-estimé dans ce débat, cumule 898 jours d’absence : la colonne vertébrale défensive a été touchée à plusieurs reprises, rendant difficile pour Oliver Glasner d’installer une stabilité. Chelsea, quant à eux, arrivent à 810 jours : la malchance et un enchaînement de pépins musculaires donnent l’impression d’une blessure chronique à l’effectif, malgré la qualité individuelle des joueurs.

Arsenal et Liverpool : un argument de moins pour se plaindre

Arsenal se situe à 722 jours manqués et Liverpool 723. Si ces chiffres sont loin d’être négligeables, ils ne suffisent plus comme justification exclusive d’un éventuel échec : Arsenal possède l’effectif le plus profond de la Premier League et doit pouvoir absorber ces pertes. Liverpool, de son côté, semble montrer que la gestion des charges de travail et le recrutement restent des axes à améliorer — mais le volume des blessures n’explique pas tout.

Que disent ces chiffres sur la gestion des clubs ?

Ces statistiques offrent plusieurs enseignements concrets :

  • La profondeur d’effectif est essentielle : les grands clubs peuvent encaisser un volume élevé de jours perdus sans forcément imploser.
  • La gestion médicale et la récupération comptent autant que le recrutement : certains clubs affichent une moindre propension aux blessures grâce à des protocoles efficaces.
  • Les blessures peuvent masquer des faiblesses structurelles : quand une équipe performe mal malgré peu d’absences, d’autres facteurs (tactiques, mental) sont en cause.
  • Cas particuliers à surveiller

    Fulham et West Ham montrent que la santé collective peut compenser des effectifs limités. Tottenham, en revanche, illustre l’inverse : un nombre de jours perdus qui devient un handicap presque rédhibitoire. Brighton a démontré l’impact d’un seul joueur-clé (Mitoma) sur la dynamique d’équipe — preuve que la perte d’un élément à forte valeur ajoutée peut peser autant qu’une cascade de petites blessures.

    Implications pour la suite de la saison

    À l’approche des phases décisives, la capacité à préserver ses cadres et à relancer les blessés dans de bonnes conditions pourrait bien faire la différence entre une fin de saison digne et une désillusion. Pour certains entraîneurs, c’est l’occasion d’affiner la méthode de rotation ; pour d’autres, l’urgence sera d’étoffer l’effectif lors des prochaines fenêtres de mercato si possible.

  • Meilleure santé : Fulham (318 jours), West Ham (371)
  • Intermédiaires : Bournemouth (472), Brentford (522), Aston Villa (522)
  • Plus touchés : Brighton (707), Crystal Palace (898), Tottenham (959)