9 janvier 2026

De Zerbi choque en public : pourquoi il critique le lieu du Trophée des Champions et ce que ça signifie pour l’OM

Roberto De Zerbi n’a jamais été du genre à mâcher ses mots, et ses déclarations avant le Trophée des Champions face au Paris Saint-Germain en témoignent. À quelques jours de ce rendez‑vous disputé au Koweït, le coach de l’Olympique de Marseille a exprimé des réserves sur le lieu de la rencontre tout en affirmant clairement qu’il s’y rendrait parce que c’est son travail et que son équipe est fière de disputer ce trophée.

Le contexte et les réserves de De Zerbi

Pour De Zerbi, un match de cette importance devrait idéalement se jouer dans le pays concerné, devant les supporters des clubs. Voyager si loin au cœur de la saison, au moment où chaque point et chaque préparation comptent, l’inquiète. Mais il précise rapidement que sa remarque ne vise pas à dénigrer le pays hôte ou le football : « Je vais au Koweït parce que c’est mon travail », dit‑il, réaffirmant le professionnalisme qui le caractérise.

Un entraîneur cash mais efficace

Si Manchester United envisageait De Zerbi pour remplacer Ruben Amorim, le club anglais retrouverait un technicien franc et direct — parfois trop pour certains — mais capable de gérer des environnements sous haute pression. L’Italien a démontré l’an passé sa capacité à maintenir Marseille en grande position malgré une saison pleine d’enjeux : alors que l’échec en Ligue des champions aurait été coûteux après un mercato ambitieux, il a su conduire l’équipe vers une deuxième place salvatrice.

Préparation mentale : intensité et engagement requis

De Zerbi a insisté sur la nécessité d’aborder cette finale avec « très haute intensité et engagement », comme s’il s’agissait de bien plus qu’un simple trophée. Son discours est clair : Marseille doit montrer ses qualités, oser jouer quand le ballon est entre ses pieds et savoir se regrouper quand il ne l’est pas. Ce message est autant destiné aux joueurs qu’aux observateurs : il réclame du courage et de la discipline tactique.

Etat de forme de Marseille

Arrivant au Koweït, l’OM n’est pas dans une dynamique idéale : un revers 2‑0 à domicile contre Nantes a laissé des traces, d’autant que le match s’est terminé avec seulement neuf joueurs suite aux expulsions d’Arthur Vermeeren et Bilal Nadir. Malgré tout, De Zerbi peut s’appuyer sur des souvenirs récents encourageants, comme la victoire 1‑0 contre Paris en septembre au Vélodrome — une des rares défaites subies par le PSG en championnat cette saison.

Les attentes du PSG et l’ambiance du Classique

De l’autre côté, Luis Enrique refuse de réduire cette affiche à une histoire de vengeance. Pour l’entraîneur parisien, un Classique, et a fortiori une finale, exige une gestion fine des émotions et une attention extrême aux détails. Son message est simple : dominer la rencontre, conserver la possession et presser vite pour récupérer le ballon. Il sait combien cet affrontement compte pour les supporters, et comme toujours, il met l’accent sur la préparation tactique plutôt que sur les discours vindicatifs.

Que peut‑on attendre du match ?

  • Un duel d’ego et de philosophies : De Zerbi et Luis Enrique partagent une exigence tactique élevée, mais leurs styles se confrontent — l’un misant sur l’intensité et l’organisation collective, l’autre sur la domination du ballon et la rapidité de récupération.
  • Un enjeu psychologique : pour Marseille, l’occasion de confirmer que la victoire en septembre n’était pas un feu de paille ; pour Paris, la possibilité d’affirmer sa supériorité nationale dès le début de la saison.
  • Des choix forts en défense centrale et au milieu : les exclusions récentes de l’OM et la nécessité de compenser les absences potentielles peuvent obliger De Zerbi à faire preuve d’inventivité tactique.
  • Sur le papier, ce Trophée des Champions ressemble à une confrontation qui dépassera le simple enjeu du trophée. Il oppose deux projets, deux manières d’aborder le jeu et deux impératifs : Marseille qui veut afficher sa fierté et sa capacité de combat, et le PSG qui souhaite imposer sa domination. Le Koweït servira de théâtre à ce face‑à‑face — et si l’argument de De Zerbi sur le lieu soulève des questions, il n’enlève rien à la valeur sportive de la rencontre.