3 février 2026

De Zérbi en larmes : comment Marseille a perdu la Ligue des champions en une soirée et qui porte la responsabilité

Une déception amère à Bruges

Marseille a quitté la Ligue des champions de la manière la plus cruelle : battu à Bruges, le club phocéen voit ses espoirs européens s’envoler après une prestation insipide en ouverture. Roberto De Zerbi, qui avait affiché une grande détermination et n’hésitait pas à critiquer la presse française quelques jours plus tôt, est apparu désemparé et lucide face à l’échec. Ce 3-0 encaissé très tôt dans la rencontre a scellé le sort d’une équipe incapable de renverser la situation malgré une nette domination territoriale après la pause.

Une entame catastrophique qui coûte cher

Le scénario cauchemardesque s’est joué avant le quart d’heure de jeu : Bruges a profité d’un départ tonitruant pour inscrire deux buts par Mamadou Diakhon et Romeo Vermant, plaçant Marseille dans une position délicate qu’il n’a jamais vraiment réussi à combler. La réussite adverse dès l’entame a sapé le moral des visiteurs et contraint De Zerbi à modifier ses plans tactiques pour tenter de revenir dans la partie. Malgré des phases de domination après la pause, les Phocéens n’ont pas su concrétiser leurs occasions et se sont exposés à la contre-performance fatale.

Un message cruel venu de Lisbonne

L’ironie du sort veut qu’alors que Marseille croyait encore au miracle sur le terrain bruxellois, un autre événement à 1 250 miles de là ait scellé leur élimination : à Lisbonne, Anatoliy Trubin, le gardien de Benfica, s’est élevé pour inscrire un incroyable but de la tête à la 98e minute contre le Real Madrid, propulsant Benfica devant Marseille au classement. Les supporters marseillais, déjà atterrés, ont vu sur l’écran géant du stade Jan Breydel le message de félicitations affiché pour leurs concurrents — une image glaçante qui a transformé l’espoir en abattement.

De Zerbi prend ses responsabilités

Connu pour son franc-parler, l’Italien n’a pas esquivé la réalité après le match : « Il y a toujours un peu de honte quand on perd comme ça », a-t-il déclaré en assumant la responsabilité collective. Il n’a pas ménagé son équipe, reconnaissant un manque de cohérence et une incapacité à entrer dans le match au bon moment. Pour lui, la faute ne revient pas uniquement aux joueurs mais à un groupe qui doit se remettre en question et retrouver une régularité qui a cruellement fait défaut depuis le début de l’année.

Une saison en dents de scie

La sortie prématurée de la C1 n’est pas un fait isolé dans la saison marseillaise, marquée par des performances contrastées : des défaites surprenantes en championnat, un revers lourd face à Liverpool, mais aussi des succès éclatants comme la large victoire en Coupe de France contre Bayeux ou la qualification au Trophée des Champions jusqu’aux tirs au but contre le PSG. De Zerbi a pointé du doigt ce « manque flagrant de constance » qui empêche l’équipe d’enchaîner et d’atteindre ses objectifs européens.

Les enseignements tactiques

Sur le plan tactique, Marseille a montré deux visages. Après une entame trop passive et permissive, l’équipe a su exister davantage après la mi-temps, en pressant plus haut et en développant des séquences intéressantes. Mais l’absence de finition et de sang-froid dans la surface adverse a entretenu la frustration. Les automatismes semblent encore instables ; la capacité des hommes de De Zerbi à transformer les temps forts en buts sera une piste de travail prioritaire pour les prochaines rencontres.

La réaction attendue en championnat

Privé d’Europe, Marseille doit désormais recentrer ses forces sur le championnat et retrouver des certitudes avant d’entamer la seconde partie de saison. Le prochain déplacement à Paris FC s’annonce comme une opportunité de répondre sur le terrain et d’effacer, partiellement du moins, cette image d’équipe capable du pire comme du meilleur. Pour les supporters qui suivent chaque match avec passion, la question reste ouverte : cette élimination sera-t-elle un électrochoc salvateur ou le signe d’un délitement plus profond ?

  • Score à Bruges : 3-0, avec des buts rapides de Diakhon et Vermant.
  • Événement décisif extérieur : but de Trubin (Benfica) à la 98e minute qui qualifie Lisbonne au détriment de Marseille.
  • Analyse de De Zerbi : manque de cohérence, responsabilité collective et nécessité d’une introspection.
  • Conséquence sportive : élimination dès la phase de groupes, recentrage obligatoire sur la Ligue 1.