Florian Wirtz reprend son envol à Liverpool : les chiffres qui confirment Arne Slot
Arrivé à Anfield sous un lourd battage médiatique après un transfert record en provenance de Leverkusen, Florian Wirtz a connu un démarrage délicat en Premier League. À 22 ans, le talent est incontestable, mais l’adaptation au rythme anglais et à un nouveau système a ralenti ses débuts. Pourtant, ces dernières semaines, tout semble se remettre en place : les statistiques parlent en faveur de celui que beaucoup considéraient déjà comme un futur pivot créatif chez les Reds.
Des débuts timides expliqués par les chiffres
Dans ses premières apparitions, Wirtz peinait à retrouver la main. Sur ses neuf premiers matchs en Premier League, il affichait en moyenne 58,89 touches et 41,56 passes par match — loin de ses repères en Bundesliga où il tournait autour de 87 touches et 50 passes par 90 minutes. Ce manque de présence sur le ballon s’est traduit par une moindre influence offensive : sa production combinée xG+A était seulement de 0,37 par match lors de cette période.
On a aussi vu une baisse de précision dans ses transmissions au début, avec plusieurs matches sous la barre des 80 % de justesse. Tout cela nourrissait les critiques et la frustration — y compris des voix médiatiques sévères qui ont jugé le jeune Allemand trop tendre face à l’intensité du championnat anglais.
Une montée en puissance depuis la fin décembre
Le tournant est arrivé autour du 20 décembre : depuis la victoire 2-1 à Tottenham, Wirtz est redevenu un acteur central. Sur la période récente, il est impliqué dans plus de buts que tout autre joueur des clubs anglais toutes compétitions confondues (neuf contributions : six buts et trois passes décisives). Sa moyenne de touches a grimpé à 74,40 par match sur ses dix dernières titularisations, et le nombre de passes est passé à 59,3 par rencontre. Autant d’indices d’un joueur qui retrouve son rôle de foyer technique au cœur du jeu.
Pourquoi Arne Slot avait raison dès le départ
Arne Slot a simplement résumé la situation : il n’a pas observé une transformation miraculeuse du joueur, mais plutôt une meilleure connexion entre Wirtz et ses coéquipiers. Selon le coach, la progression la plus nette concerne le travail sans ballon, un aspect fondamental en Premier League où les espaces se gagnent par les courses et la synchronisation collective. Slot estime que la qualité de Wirtz n’a jamais été en doute — il a simplement fallu du temps pour que l’équipe s’ajuste à son style.
Confiance, rythmes et chimie d’équipe
L’une des raisons principales de l’amélioration est la confiance croissante du collectif à jouer par et pour Wirtz. Liverpool, habitué à créer son jeu via son couloir droit depuis plusieurs saisons, a dû réapprendre à varier ses points d’attaque autour d’un nouveau moteur créatif. En augmentant ses possessions et son nombre de passes par match, Wirtz a gagné le temps et l’influence nécessaires pour exprimer sa vision et ses passes clés.
Cette meilleure connexion se voit dans les combinaisons: l’alliage entre Wirtz et ses partenaires, notamment avec Hugo Ekitike, a commencé à porter ses fruits — le duo s’est combiné à plusieurs reprises sur des buts décisifs. Quand les automatismes se créent, le numéro 22 retrouve naturellement le volume de jeu qu’il connaissait en Allemagne.
Les indicateurs qui montrent une vraie progression
Ces variations statistiques ne sont pas anecdotiques : elles montrent qu’en retrouvant la possession et l’implication dans les circuits ludiques de Liverpool, Wirtz a pu reproduire la prolixité offensive qui l’avait rendu si précieux à Leverkusen.
Ce que cela signifie pour Liverpool
La résurgence de Wirtz arrive à un moment crucial. Liverpool avait besoin d’un référent créatif capable de diversifier les attaques et de pallier l’absence d’une domination exclusive par un côté. Wirtz, lorsqu’il est intégré correctement, apporte cette capacité à inventer, casser les lignes et créer de grandes occasions (41 grosses occasions créées dans le championnat, chiffre remarquable compte tenu de son adaptation).
Son retour en forme permet à Arne Slot d’avoir davantage d’options tactiques : il peut désormais compter sur un meneur capable de porter le ballon, combiner et provoquer des déséquilibres sans devoir repartir systématiquement du flanc. C’est un luxe tactique pour un coach qui veut varier les schémas et surprendre les adversaires.
Un avenir prometteur si la confiance se maintient
Bien sûr, la Premier League ne pardonne pas l’inconstance. Mais si Arsenal des Reds continue de bâtir autour de lui et de cultiver la chimie qui lui donne du temps et des espaces, Wirtz peut devenir l’un des grands noms du championnat anglais. Les chiffres récents montrent que sa qualité était là dès le départ : Liverpool n’avait simplement pas encore trouvé la recette pour l’exploiter pleinement.
Pour les supporters qui suivent chaque match comme moi, il est réjouissant de voir ces progressions : quand Wirtz est en confiance et bien entouré, Liverpool gagne en créativité et en dangerosité. Reste à consolider ces automatismes pour que cette période ne soit pas qu’un feu de joie mais le point de départ d’une contribution durable.
