7 février 2026

Riera échoue à son baptême : ce penalty volé qui a brisé les espoirs de l’Eintracht à Berlin

Albert Riera n’a pas réussi à offrir la victoire à Eintracht Francfort lors de son premier match sur le banc : ce vendredi soir à l’An der Alten Försterei, les Hessens ont concédé un match nul 1-1 face à l’Union Berlin, et c’est un penalty litigieux en fin de rencontre qui a anéanti l’espoir d’un succès salvateur.

Un début timide puis un dénouement cruel

Avec seulement quatre jours d’entraînement à la tête de l’équipe, Riera savait que sa marge de manœuvre serait limitée. Il a tenté d’apporter de la solidité défensive en alignant une défense à quatre et en procédant à quelques ajustements dans le onze, mais offensivement l’Équipe a peiné à se montrer dangereuse. Pendant la majeure partie du match, les occasions se sont comptées sur les doigts d’une main et c’est finalement une fin de match totalement décousue qui a offert le spectacle.

Le tournant est intervenu très tard : Nathaniel Brown, entré dans le second acte, a donné l’avantage aux visiteurs à la 84e minute d’un superbe but. À peine trois minutes plus tard, Oscar Höjlund reçut un second carton jaune et la Eintracht se retrouva réduite à dix. L’égalisation est alors survenue sur penalty (87e) transformé par Leopold Querfeld après une faute dans la surface — un coup dur pour un groupe qui semblait vouloir se relancer.

Les signes encourageants défensifs

Malgré le résultat, la prestation défensive mérite d’être soulignée. Après une période compliquée ayant vu l’équipe encaisser 20 buts en sept rencontres, la formation de Riera a montré un visage plus organisé et plus compact. Le gardien Kaua Santos, souvent remis en cause ces dernières semaines, a réalisé plusieurs interventions intéressantes, notamment une parade sur un tir en extension d’Aljoscha Kemlein avant la mi-temps.

Riera a manifestement mis l’accent sur l’équilibre et la rigueur : pressing mieux coordonné, replacement collectif plus juste et transitions défensives plus rapides. Ces éléments ont limité les opportunités de l’Union, surtout en première période où Francfort n’a concédé que peu d’espaces malgré un temps fort des Berlinois en fin de premier acte.

Un secteur offensif encore en recherche

Si la base défensive a paru plus solide, l’attaque a cruellement manqué d’idées et d’efficacité. Les Hessens ont eu la possession sans réussir à la convertir en situations franches. Arnaud Kalimuendo a tenté d’animer le front de l’attaque mais ses combinaisons n’ont pas trouvé la précision nécessaire pour mettre en danger la défense adverse. Höjlund, bien servi dans la surface, a manqué une occasion importante en début de seconde période, manquant de finition dans la zone décisive.

Le manque de liens rapides entre le milieu et les attaquants, ainsi que l’absence d’un réel piston offensif capable de casser les lignes adverses, posent problème. Riera devra travailler ces automatismes à l’entraînement s’il veut offrir à son équipe une vraie alternative offensive et éviter que les matches ne se terminent systématiquement par des frustrations.

La gestion du groupe et l’état d’esprit

Sur le plan humain, la copie rendue est positive : Nathaniel Brown, auteur du but, a affiché de la combativité et l’on sent une adhésion progressive des joueurs aux idées du nouveau coach. Après la rencontre, Brown a souligné sa confiance envers Riera et son investissement dans le projet. Dans un contexte de crise où les victoires se font rares — neuf matches sans succès toutes compétitions confondues avant ce rendez-vous —, retrouver une ossature mentale plus solide était impératif.

Cependant, la discipline devra être soignée. La sortie anticipée d’Höjlund pour accumulation de cartons est un signal d’alerte : jouer à dix face à une équipe solide comme Union peut coûter très cher à l’avenir. Riera va devoir inculquer les codes de la gestion des émotions et du timing des interventions pour éviter ce type de sanction qui compromet tout plan de match.

Que retenir pour la suite ?

  • La défense semble retrouver un minimum de stabilité, ce qui est encourageant.
  • L’efficacité offensive reste le principal chantier pour Riera et son staff.
  • La discipline devra être rappelée : jouer à dix affaiblit inévitablement les plans tactiques.
  • Le nouvel entraîneur dispose d’un noyau de joueurs qui semblent prêts à suivre ses consignes, mais le temps presse pour transformer cette bonne volonté en résultats.
  • Si l’on se projette sur les prochaines échéances, la priorité immédiate pour Eintracht Francfort sous Albert Riera est claire : convertir la résilience défensive retrouvée en points concrets grâce à plus de créativité et de précision devant le but. Sans cela, la dynamique espérée par le club et les supporters restera fragile, et la pression continuera de monter sur un vestiaire qui a besoin de respirer et de s’affirmer.