Il y a des soirs où le football vous rappelle pourquoi on l’aime tant : rythme effréné, individualités qui surgissent et un collectif qui transforme l’opportunité en démonstration. Le VfB Stuttgart a vécu l’un de ces rendez-vous en plantant un 4-1 sans appel à Bayer Leverkusen, un adversaire qui lui avait longtemps résisté. En tant que passionné qui suit chaque championnat et chaque match, je vous décris ce que j’ai ressenti devant cette performance et pourquoi elle peut marquer un tournant pour Stuttgart.
Un réveil attendu contre « l’ennemi juré »
Leverkusen avait longtemps été un cauchemar pour Stuttgart : peu de victoires, des matches frustrants et un complexe ancré dans les statistiques. Ce soir-là, tout a basculé. Dès l’entame, le VfB a imprimé son rythme et a su concrétiser ses temps forts. Jamie Leweling et Deniz Undav ont été au centre du spectacle, combinant efficacité et créativité pour désarçonner la défense adverse. Cette victoire, la première contre Leverkusen depuis plus de sept ans, n’est pas seulement un résultat : c’est la libération d’un poids psychologique accumulé sur des confrontations passées.
Les hommes du match : Leweling et Undav
Leweling a inscrit un doublé (7e et 45e) et s’est montré imperturbable. Son premier but, parfaitement servi par Undav, témoigne de sa capacité à se placer et à finir dans la surface. Undav, de son côté, a été le catalyseur offensif : deux passes décisives et un but pour sceller la domination (45+2). Leur entente a donné au VfB une incisivité que Leverkusen n’a pas su neutraliser.
La première mi-temps : une leçon d’efficacité
Le score de 4-0 à la pause n’est pas anodin. Maximilian Mittelstädt avait ouvert le compteur sur penalty (29e), puis Leweling et Undav ont enchaîné pour creuser l’écart. Stuttgart a fait preuve d’une grande froideur devant le but, transformant les opportunités en buts quand tant d’équipes auraient buté sur l’inconstance. Cette première période a été l’illustration d’un collectif discipliné capable de punir les moindres erreurs adverses.
Ce que Leverkusen a manqué
Privée de Patrik Schick pour cause de soucis musculaires, l’équipe de Kasper Hjulmand a manqué d’étincelles offensives. Défensivement, la formation de la Werkself a paru fébrile et incapable de contenir les courses et les combinaisons stuttgartaises. Seul Ezequiel Fernández a apporté du danger, mais Alexander Nübel a veillé au grain et sorti des arrêts déterminants. Le penalty tardif transformé par Alejandro Grimaldo (66e) n’a fait que maquiller la profondeur du revers subi.
L’entraîneur et le staff : une victoire pour la crédibilité
Sébastian Hoeneß, qui signait là sa première victoire face à Leverkusen après onze tentatives, avait le sourire légitime à l’issue du match. Cette réussite apporte de la confiance à un staff souvent jugé sur les performances contre les cadors. Le directeur sportif Fabian Wohlgemuth a aussi salué la performance collective et noté que plusieurs joueurs ont sans doute fait un pas décisif vers une possible sélection pour la Coupe du Monde — un signal fort pour la reconnaissance individuelle et la valeur du projet stuttgartien.
Impacts pour le championnat et la course à l’Europe
Au-delà du prestige, ces trois points prennent une valeur stratégique pour la course aux places européennes, voire la Ligue des Champions. Gagner contre un prétendant comme Leverkusen renforce la crédibilité du VfB dans la quête d’une place européenne. L’élan psychologique généré par une telle victoire peut propulser l’équipe sur plusieurs rencontres, surtout si elle parvient à conserver la stabilité défensive et la lucidité offensive montrées ce soir-là.
Points forts observés
Les leçons à tirer pour la suite
Stuttgart devra maintenant confirmer. Les confrontations contre les gros adversaires s’enchaînent et chaque formation cible les points faibles repérés : concentration en fin de match, gestion des coups de pied arrêtés et maintien d’une dynamique de rotation pour éviter la fatigue. Mais ce soir, les bases sont posées : si le club parvient à garder cette impulsion, il pourrait jouer un rôle majeur dans la seconde moitié du championnat.
Un match qui fait rêver les supporters
Pour les fans, la performance a remis des étoiles dans les yeux. Voir son équipe dominer un adversaire traditionnellement redoutable procure une énergie unique et renforce la foi dans le projet. Les joueurs se sont illustrés par leur engagement, leur style et leur capacité à concrétiser, des ingrédients qui nourrissent un enthousiasme précieux pour la suite de la saison.
En tant que passionné qui suit chaque championnat, j’ai apprécié ce mélange de rigueur tactique et d’individualités inspirées. Reste à voir si le VfB saura transformer cette démonstration en régularité. Mais pour un soir, la fierté stuttgartienne a pris le pas sur les doutes : Leverkusen est tombé, et la Bundesliga a assisté à une belle page d’attaque et d’efficacité.

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