Undav doit-il débuter contre le Ghana ? Pourquoi c’est « un must » selon les experts
La sélection allemande a livré un match fou à Bâle (4-3) et Julian Nagelsmann en a profité pour tester plusieurs pistes. Kai Havertz a été titularisé, Nick Woltemade est entré en cours de jeu et Deniz Undav, malgré une saison étincelante avec le VfB Stuttgart (23 buts toutes compétitions confondues), est resté sur le banc. Pour Patrick Helmes, consultant RTL, c’était une erreur : Undav doit démarrer contre le Ghana lundi à Stuttgart. En tant que passionné qui suit tous les championnats, je comprends l’argument — et je l’analyse ici en profondeur.
La saison d’Undav : une montée en puissance incontestable
Deniz Undav n’est pas un inconnu pour les suiveurs de la Bundesliga : il a confirmé qu’il est capable de scorer régulièrement et de faire la différence. Plutôt discret lors de ses débuts en sélection, il explose aujourd’hui avec le VfB et empile les buts. À 29 ans, il arrive à un pic de maturité où la régularité côtoie l’efficacité. Lorsqu’on dispose d’un attaquant en pleine confiance et en pleine forme, le sélectionner est d’abord une décision pragmatique — on met sur le terrain celui qui marque.
Les arguments de Patrick Helmes et leur poids
Pourquoi Nagelsmann a-t-il choisi Havertz et Woltemade à Bâle ?
Julian Nagelsmann a justifié ses choix par des raisons tactiques et de gestion de groupe. Havertz revient de longues blessures et mérite une réintégration progressive ; Woltemade, malgré des difficultés à Newcastle, possède une bonne statistique avec la sélection et offre une option différente en attaque. Nagelsmann a aussi évoqué la capacité d’Undav à briller davantage dans des configurations où l’équipe contrôle plus le jeu. Autrement dit, le schéma tactique et le plan de match comptent autant que la forme individuelle.
Sané, Gnaby et les alternatives : le casse-tête des ailes
Autre point soulevé par Helmes : Leroy Sané traverse un passage à vide et n’a pas convaincu récemment, tandis que Serge Gnabry pourrait occuper le flanc droit. Positionner Undav dans une attaque Havertz–Undav permettrait de jouer sur la complémentarité : Havertz pouvant décrocher et combiner, tandis qu’Undav profiterait des espaces entre les lignes. C’est une option séduisante si l’objectif est de mettre un attaquant en pointe capable de convertir peu d’occasions mais de les concrétiser.
Les enjeux du match contre le Ghana
Le match contre le Ghana n’est pas juste un amical de plus : il se tient à Stuttgart, ville de Undav, ce qui ajoute une dimension émotionnelle et une attente locale. C’est aussi une occasion pour Nagelsmann de tester des automatismes et des combinaisons avant la liste finale pour la Coupe du monde. Mettre Undav titulaire serait une manière de tester sa capacité à performer sous pression, dans un contexte à la fois local et international.
Scénarios tactiques avec Undav titulaire
Risques et contre-arguments
Tout n’est pas rose pour autant. Mettre Undav d’entrée signifie potentiellement sacrifier une cheville ouvrière de l’équipe comme Havertz ou un ailier capable de créer des espaces. Il y a aussi la question de l’adaptation : le niveau international, la vitesse de jeu et les consignes tactiques diffèrent du championnat. Nagelsmann peut préférer privilégier la cohérence de l’équipe plutôt que l’alchimie individuelle d’un attaquant en forme.
Impact sur la course au Mondial
Au-delà du simple match amical, la décision de faire jouer (ou non) Undav aura un effet d’entraînement sur la sélection : récompenser la performance de club peut renforcer la méritocratie en sélection, mais prendre des décisions uniquement sur la forme du moment peut aussi déstabiliser certains cadres. Pour la course aux places, démontrer que l’équipe sait intégrer les meilleurs joueurs du moment est un avantage psychologique non négligeable.
Mon point de vue en tant que passionné
Suivant les championnats et observant les performances au quotidien, je penche en faveur d’Undav titulaire. Un attaquant qui marque autant mérite sa chance, surtout face à une équipe comme le Ghana. Mais je comprends aussi la logique de Nagelsmann : le sélectionneur doit équilibrer forme, tactique et dynamique de groupe. La décision de lundi sera révélatrice de la vision qu’il souhaite imposer avant la grande échéance mondiale.
