Une revanche bienvenue après la désillusion en League Cup
Mercredi dernier, Manchester United a vécu l’une des plus grandes humiliations de sa récente histoire en s’effondrant contre Grimsby Town, club de quatrième division, lors d’une séance de tirs au but interminable (11-12). Trois jours plus tard, les Red Devils avaient l’occasion de laver cet affront et d’enfin débloquer leur compteur de victoires en Premier League. Le rendez-vous était pris face au FC Burnley à Old Trafford, et le scénario qui s’est offert aux spectateurs a tenu du grand huit émotionnel.
Chronologie d’un scénario complètement dingue
- 27e minute : ouverture du score par Josh Cullen… contre son camp ! Sur un centre venu de la droite, le milieu de Burnley tente de dégager mais dévie le ballon dans ses propres filets, offrant l’avantage aux Mancuniens.
- 55e minute : Lyle Foster répare l’injustice en battant un David de Gea impuissant d’une frappe à ras de terre, 1-1.
- 57e minute : Bryan Mbeumo redonne l’avantage à United d’une puissante reprise après un service millimétré dans la surface, 2-1.
- 66e minute : Jaidon Anthony remet tout le monde à égalité avec un enchaînement contrôle-frappe imparable, 2-2.
- 90+7e minute : ultime rebondissement, Bruno Fernandes se charge du penalty obtenu dans le temps additionnel et transforme d’un geste sûr pour offrir le premier succès de la saison à United, 3-2.
Une équipe malmenée mais jamais abattue
Avec ce coaching coup de poing, Ruben Amorim a prouvé que son effectif n’en était pas à une frayeur près. Malgré deux fois l’avantage perdu, Manchester United n’a jamais baissé les bras. Cette résilience mentale, souvent reprochée aux Red Devils en début de saison, a finalement fait la différence. Les entrées de Mason Mount et d’Amad Diallo, promues décisives par leur impact dans le jeu, illustrent le turn-over maîtrisé voulu par l’entraîneur portugais.
Analyse tactique : la force du 4-3-3 rééquilibré
Aligné en 4-3-3, United a cherché à contrôler le milieu de terrain avec Casemiro en sentinelle et Scott McTominay pour apporter sa densité physique. Les flèches Antony et Marcus Rashford devaient étirer le bloc adverse pour libérer l’axe à Fernandes et Bruno Guimarães. Sur l’égalisation de Burnley, le dispositif a montré quelques failles : manque de pressing coordonné et replis défensifs trop lents. Mais l’intensité retrouvée en fin de rencontre a permis de grignoter l’espace et de forcer un ultime penalty.
Le retour en grâce de Bruno Fernandes
Déjà auteur d’un penalty contre Fulham la semaine passée, le capitaine portugais a encore démontré son sang-froid dans les moments chauds. Visage crispé, respiration maîtrisée : il a transformé ce troisième tir au but virtuel en but du salut. Sa relation privilégiée avec le public d’Old Trafford — longtemps critique à son égard — s’en trouve renforcée. Bruno reste le cœur offensif de l’équipe, celui qui saura, à n’en pas douter, porter United dans les prochaines échéances.
Contexte Premier League : où en sont les poursuivants ?
- Chelsea enchaîne un deuxième succès (2-0 contre Fulham) et occupe provisoirement le fauteuil de leader.
- AFC Sunderland, promu, crée la sensation en s’imposant 2-1 dans le temps additionnel contre Brentford grâce à Wilson Isidor (90+6).
- Tottenham, sans Xavi Simons, s’incline 0-1 face à Bournemouth et affiche des difficultés offensives.
- Wolverhampton poursuit sa disette : battu 2-3 par Everton, le club des Loups attend toujours son premier point dans ce championnat.
L’effet Ruben Amorim et l’état d’esprit retrouvé
À peine arrivé, le technicien portugais a mis l’accent sur la rigueur défensive et la solidarité. Après ce succès in extremis, ses joueurs peuvent aborder la suite du calendrier avec une confiance retrouvée. Romain, supporter inconditionnel de Manchester et de Paris, ne manquera pas d’insister sur cette capacité de l’équipe à rebondir après une performance catastrophique en coupe.
Le prochain rendez-vous et les ambitions
Dimanche prochain, United se déplacera sur la pelouse de Brighton & Hove Albion. L’enjeu sera de confirmer ce regain de forme et de fluidité offensive. Les spectateurs attendent également une réaction de l’arrière-garde, mise en difficulté à deux reprises par les contres de Burnley. Cette victoire « à l’italienne » peut servir de tremplin : désormais, les Red Devils nourrissent de légitimes espoirs de retrouver, à terme, les places qualificatives pour la Ligue des Champions.